« Obama, le président?»…sans blague…

Publié le par Bureau de Washington

Barack Obama veut rassembler tous les Américains; qu'ils soient démocrates ou républicains. Conscient que son message passera mieux au niveau des électeurs républicains si il a une partie de leurs élus dans la poche, il tente un coup de charme auprès des élites dirigeantes conservatrices. Mais son premier contact avec les législateurs républicains est parfois rude...

Ros-Lehtinen, une élue républicaine à la Chambre des représentants est dans son bureau. Son portable sonne. L'indice téléphonique indique que la personne qui appelle vient de Chicago.


« Allô...oui, bonjour; qui est à l'appareil » demande Ros-Lehtinen.

« C'est Barack Obama. Je voudrais vous féliciter pour votre réelection...», dit le nouveau président avant d'être coupé par Ros-Lehtinen.

"On la connaît votre blague, Monsieur, ce n’est vraiment pas très drôle" répond Ros-Lehtinen avant de raccrocher pensant avoir affaire à un canulard.

Après quelques instants, un nouveau numéro s’affiche sur son écran. Elle répond.

« Qui est-ce? »

« Bonjour, c’est Rahm Emanuel...Je n'arrive pas à croire que vous venez de raccrocher au nez de Barack Obama. J'ai adoré. C'était très drôle. Mais Barack veut vraiment vous parler.»

Ros-Lehtinen avant de raccrocher fait comprendre à son interlocuteur qu'elle n'est pas dupe. Elle sait que c'est une blague téléphonique.


Décidément se dit l'élue, ces gens de la radio ne sont pas très imaginatifs. « Ils font toujours les mêmes blagues idiotes. Un coup ils se font passer pour Fidel Castro, une autre fois pour Chavez. Maintenant ils se prennent pour Barack Obama. »


A peine cette pensée évacuée, son téléphone sonne à nouveau. Là, c'est trop se dit-elle. Au bout du combiné, cette fois, elle a un jeune homme timide qui l'invite à appeler d’urgence Howard Berman, le Président de la commission des affaires étrangères à la chambre des représentants. Ce qu'elle fait sur le champ. Berman aussitôt lui explique qu'elle vient de raccrocher au nez de Barack Obama et de son chef de cabinet. « ...plutôt gênant... oups! désolée! », répond Ros-Lehtinen.


Obama qui l’aura finalement plus tard au téléphone lui a dit sans acrimonie qu'il ne l'oubliera jamais.
«On m'a déjà raccroché au nez. Mais deux fois de suite, ça non jamais», s'amuse-t-il encore. Le voilà le véritable héritage de George W. Bush dont on a tant parlé pendant la campagne présidentielle. Bush a tellement divisé les Américains que maintenant même leurs représentants ne s'imaginent pas pouvoir recevoir un appel du président si il appartient à un autre parti.

 

                                          
                                                                                              Benoît Sarrade


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