The show must go on!

Publié le par Bureau de Washington

Vendredi prochain, Barack Obama et John McCain entameront une série de trois débats télévisés. Dans ce premier acte de 90 minutes les deux challengers répondront à 9 questions portant sur la sécurité nationale et la politique étrangère.


Pour chaque question les candidats disposeront de 2 minutes maximum pour répondre . Après quoi, avant de passer à la question suivante, ils débattront ensemble du sujet pendant 5 minutes.


La commission qui réglemente le déroulement des 3 débats avait proposé l'ordre thématique suivant; l'économie pour le premier débat, les questions de société pour le second et la politique étrangère pour le dernier. Cette ordre avait sa logique propre: servir les intérêts des électeurs. Comme l'expérience montre que des trois débats, le premier est le plus suivi par le public et que tous les sondages confirment que l'économie sera la première préoccupation des Américains pour ces élections, la Commission proposa que l'économie soit débattue en premier. D'un commun accord, les candidats en ont pourtant décidé autrement. La politique étrangère sera abordée en première, puis viendrons les questions de société et enfin l'économie.


Barack Obama qui est perçu par l'opinion américaine comme moins fiable que John McCain sur les questions de sécurité nationale et de politique étrangère pourra faire valoir sa connaissance des dossiers devant 70 millions de téléspectateurs. La tâche sera ardue. Obama qui plaide pour une intervention américaine au Waziristan si l'armée pakistanaise ne parvient pas à y neutraliser les terroristes sera sommé, suite aux attentats d'Islamabad, de confirmer ses déclarations passées. Autre dossier chaud, l'Irak. Là encore Obama devra clarifier sa position. Selon le New-York Post, Barack Obama en visite à Bagdad en juillet aurait demandé au ministre des affaires étrangères irakien, Hoshyar Zebarià qu'un accord sur le retrait des troupes américaines intervienne "après les élections et la formation d'une nouvelle administration à Washington". Pour le camp républicain, cet article illustre le double langage de Barack Obama sur l'Irak. En public, il veut que les soldats américains soit partis pour 2010. En privé, il veut retarder le retrait des troupes jusqu'à l'arrivée de la prochaine administration, ce qui rend son calendrier de retrait pour 2010 intenable. La porte-parole du candidat démocrate a expliqué que l'article du New York Post ressemblait "autant à la vérité que les messages de campagne de M. McCain". Elle a pourtant concédé que Barack Obama a bien conseillé aux Irakiens de ne pas se précipiter sur un accord concernant le statut des troupes américaines avant que le président George W. Bush quitte la Maison Blanche.


Le format du second débat sera le moins formel de tous. Certaines questions seront posées directement aux candidats par des internautes et par le public présent dans la salle. Dans ces "débats participatifs", McCain excelle. Il enchaîne les réponses courtes et tranchantes. En revanche, Obama souvent généreux dans son argumentation est parfois inintelligible pour le citoyen américain moyen.


Le dernier débat portera sur l'économie. Un sujet corrosif pour McCain compte tenu de l'actualité et de ses déclarations controversées et contradictoires. En deux jours la semaine dernière, il a dit que les «fondations de l’économie américaine sont solides» pour finalement faire volte-face le lendemain matin et affirmer qu'en fait, «l'économie est totalement en crise». Après s'être opposé au sauvetage par la banque fédérale américaine (Fed) de l'assureur American International Group (AIG), McCain s'est aussitôt ravisé et l'a encouragé. Comme la semaine ne pouvait que mal finir pour McCain, après avait gardé son sang froid malgré ses erreurs , il a éclaté et promis que s'il était élu président en novembre, il limogerait le respecté patron de la Securities and Exchange Commission (SEC), organisme chargé de la réglementation et du contrôle des marchés américains.


Si il n'y a pas eu de débat avant les débats présidentiels quant aux règles qui les régiront et qu'un accord est intervenu rapidement entre les deux camps et la commission, la négociation sur la réglementation du débat entre les candidats à la vice-présidence a été beaucoup plus laborieuse. L'équipe de McCain a tenté jusqu'au dernier moment d'interdire tout échange direct entre les candidats pour protéger l'inexpérimentée Sarah Palin. La commission a finalement refusé cette requête. De manière encadrée, Joe Biden, pourra ainsi s'adresser à Palin. Mais l'équipe d'Obama redoute aussi ce débat. Car si Biden a l'expérience, il a souvent la langue qui fourche. Démonstration en images.


                                                                

                                                                                            
                                                                                                    Benoît Sarrade



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Maniane evrard 28/10/2008 21:32

obama est l'homme qui changera la face du monde c'est une revelation divine