La politique du pire

Publié le par Bureau de Washington

En prenant son café ce matin, Barack Obama a appris que l'un des plus réputés instituts de sondages américains crédite son adversaire John McCain de 10 points d'avance. Ce chiffre obtenu auprès des électeurs qualifiés par l'institut Gallup de plus vraisemblables de se rendre aux urnes rapporte que McCain obtient 54 % des intentions de vote contre 44 % pour Obama (avec 3% de marge d'erreur). Pour les experts, cette remontée de McCain dans les sondages doit beaucoup à la prestation mercredi dernier de sa colistière, Sarah Palin., lors de la Convention républicaine.
 

La petite consolation pour les démocrates est qu'historiquement une avance comme celle du ticket McCain-Palin dans les sondages après les Conventions n'a pas d'incidence sur le résultat final. Les études montrent en effet que le ticket qui prend la tête suite aux Conventions gagne une fois sur...deux. Rien n'est donc fait!


Si malgré tout, les probabilités mathématiques ne rassurent pas les Américains qui répugnent à voir McCain occuper le bureau ovale, ces derniers pourront toujours demander l'asile politique à la France. Comme malgré le réchauffement des relations franco-américaines, ils ne l'obtiendront pas car de simples contrariétés partisanes sont une fin de non-recevoir en matière d'asile, ils devront se consoler en se disant que le pire a été évité. Que si Obama s'est révélé incapable d'inverser la tendance, il a au moins gagné les primaires démocrates, laissant John Edwards face à sa glace (vidéo 2). Et que l'existence du 22 ème amendement à la Constitution américaine a empêché toute tentative de George W. Bush de nous faire admirer sa "classe" 4 ans de plus (vidéo 1) .
                                                                                              


                                                                                       Benoît Sarrade

 

 

 

 





                                                                                                                                                     Benoît Sarrade
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