Quand Michelle Obama fait des discours, Cindy McCain fait de l'humanitaire

Publié le par Bureau de Washington

John McCain a de la chance. En plus d'être belle et multimillionnaire, Cindy, sa femme vole au secours des pauvres et des victimes de la guerre. Mardi, Cindy McCain était en Géorgie, où elle a rendu visite à des réfugiés chassés de chez eux par la guerre avec la Russie. Comme l'un des principaux arguments de John McCain contre Barack Obama est son inexpérience en matière de politique internationale, la participation de sa femme à des activités humanitaires, lui permet d'affiner sa critique. Quand l'épouse de son rival prononce un discours à la Convention démocrate, la sienne est sur le terrain en Géorgie. Ceux qui le disent va-t-en-guerre se rappelleront peut-être maintenant qu'il vit avec une humanitaire expérimentée.
                                                                                                         
                                                                                                                                          Cindy McCain



En 88, Cindy McCain fonde American Voluntary Medical Team, une ONG, qui envoie du personnel médical sur les zones ravagées par les guerres et les désastres naturels. Mais si à l'époque l'ex pom-pom girl fait la une des journaux, ce n'est pas pour ses actions humanitaires mais à cause de "l'affaire des médicaments." Pendant que son mari est en pleine "traversée du désert" suite à son implication dans le scandale politico-financier du "Keating Five" (voir note) , Cindy qui souffre de son dos (rupture des deux disques) devient dépendante aux analgésiques (anti-inflammatoires). De 1989  à 1992, elle utilise son ONG pour s’en faire prescrire en grosses quantités. Pendant longtemps, John ne remarque rien. Finalement, ce sont les parents de Cindy qui l'envoient en cure de désintoxication. En 1994, alors que l'affaire «fuite», Cindy McCain confie à la presse locale avoir été dépendante aux médicaments: «Si mes révélations peuvent aider ne serait-ce qu’une seule personne, cela en vaut la peine.» Et quand un an plus tard, l'héritière d’ Anheuser-Busch (l'un des plus gros distributeurs de bière aux Etats-Unis racheté en août 2008 par le brasseur belge InBev ) va mieux, elle crée une nouvelle ONG, à son nom cette fois, la Hensley Family Foudation. 



Cet été, pour l'un ses voyages philanthropiques, elle était au Cambodge (voir vidéo). Le "moment fort" de sa visite était sa rencontre avec les enfants de la décharge de Stung Meanchey, située au sud-ouest de Phnom Penh. Selon les responsables de l'ONG française "pour le sourire d'un enfant" qui ont organisé la visite, Cindy McCain est une femme très simple. Notamment parce qu'elle aurait "embrassé des enfants qui portaient des vêtements sales".


Si son mari ne sait plus de combien de maisons ils sont propriétaires, Cindy, elle, n'a aussi qu'une chose en tête...aider les plus démunis. Comme à Tbilissi en Géorgie, où trois heures après la décision de Moscou de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, Mme McCain a mis en cause Moscou dans le calvaire de ces réfugiés désormais dans l'impossibilité de rentrer chez eux. Avant de rappeler que si "Il y a beaucoup à faire ici... mon boulot dans tout ça est de m'assurer que la communauté internationale n'oublie pas ce qui se passe ici". Ce voyage en Géorgie, ce n'était donc pas pour les télés américaines mais pour la "communauté internationale"... 


                                             

                                      Photo AFP/ Cindy McCain en Géorgie

 





 


Note:

Keating Five est le nom collectif d'un scandale impliquant cinq sénateurs dont John McCain. Les cinq sénateurs ont bénéficié des largesses de Charles Keating, le patron d'une association de caisses d'épargne californienne pour vraisemblablement ne pas ébruiter ses malversations financières. L'affaire a lieu en pleine crise des institutions d’épargne et de prêt aux États-Unis à la fin des années 1980​​​​. La commission d’enquête du Sénat chargée de l’enquête a conclu à « une erreur de jugement » pour le sénateur de l’Arizona, alors même que celui-ci avait reçu 112.000 dollars de Charles Keating.

                                                                                                             Benoît Sarrade

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