Chez Hillary, on n'a pas vu "l'ouragan" arriver

Publié le par Bureau de Washington

 

Quand vers 19 heures, les télés américaines annoncèrent la très large victoire d'Hillary dans le Kentucky, des supportrices de l'ex-first lady entonnèrent un "Yes, women can!", parodiant ainsi le "Yes, we can" de Obama.
 
Quelques heures plus tard, quand CNN annonça la victoire d’Obama dans l'Oregon avec 16 points d'avance, les visages dans le camp Clinton se crispèrent. La désillusion devenait palpable. On avait cru les sondages qui annonçaient un résultat serré. On avait cru voir l'orée d'une nouvelle étape des primaires. Celle où Hillary renouerait avec la victoire dans un état promis à Obama. Il n'en fut rien. 
Au contraire. Il apparaissait maintenant avec la clarté de l'évidence que les supporters de Hillary qui avaient refusé "la logique de l'arithmétique des primaires" pour continuer d'y croire, avaient paradoxalement fondé leurs espoirs futurs sur des nombres. Du coup, pour ne pas "sombrer dans le délire" beaucoup plièrent bagage quand Obama commença à remercier les électeurs de l'avoir placé "à portée de main de l'investiture démocrate pour la présidence des Etats-Unis".

 

Bien qu'Hillary ait promis de continuer la lutte pour la nomination de son parti, les nouvelles venues d'Oregon, dont le nom viendrait d'une déformation du français ouragan, renforcent l'idée de "péril imminent" pour décrire sa campagne

 
Benoît Sarrade

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