Primaires américaines: on remet ça?

Publié le par Bureau de Washington

N'en déplaise aux 75.000 personnes réunies dimanche à Portland (Oregon) pour voir Obama, Hillary refuse toujours de s'avouer vaincue. Du coup, on retourne aux urnes aujourd'hui dans l'Oregon et le Kentucky. 

Même si certains sondages créditent Hillary d'une avance de 36 points dans le Kentucky, état 
où naquît, il y a près de 200 ans, Abraham Lincoln qui reste pour les Américains le meilleur président de l'histoire des Etats-Unis, c'est Obama non Hillary qu'on compare souvent à l'ancien président (même si il était républicain) et c'est surtout Obama qui atteindra ce soir, la majorité des 3.253 délégués attribués via les élections primaires. Toutefois, même avec la majorité des délégués simples, Obama ne revendiquera pas l'investiture. Il attendra que la majorité des 796 "super délégués" le soutiennent ou que sa rivale se retire, car sa situation est délicate. Il doit commencer au plus vite la campagne contre McCain sans froisser les électeurs de Hillary dont il aura besoin pour battre le sénateur de l'Arizona.

 

 

Pour ceux qui ont manqué les derniers épisodes du duel Clinton-Obama, voici un retour en images version George Lucas. 

 

 

 






Quid de McCain? Comme les médias continuent de préfèrer la campagne démocrate, il doit à chaque fois "crever l'écran" pour attirer l'attention.

 

Jeudi 15 mai, dans un discours sur les "objectifs" de sa présidence , le candidat républicain à la Maison blanche a dit que "la guerre en Irak sera gagnée d'ici à 2013" et que le chef d'Al-Qaida Oussama Ben Laden, aura été capturé ou sera mort à cette date. 


Concomitamment à son discours, il lançait sa nouvelle pub de campagne qui porte aussi sur le bilan de son premier mandat (s'il est élu en novembre 2008). Là encore, rien que du léger. En 2013, McCain aura stabilisé le Moyen-Orient, restauré la confiance sur le marché de l'immobilier et fait accomplir aux Etats-Unis un pas décisif vers l'indépendance énergétique.

 

mccain2013 sélectionné dans Séries


                                                  
                                                     Benoit Sarrade



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