Le charisme d'Obama

Publié le par blog-elections-americaines-tf1

Il est noir, a passé son enfance dans un pays musulman et son nom à l’état civil ne fait pas très couleur locale : Barack Hussein Obama, avec un deuxième prénom qui est celui de l’ancien dictateur d’Irak et un patronyme qui rime avec Oussama (bin Laden), sur le papier, ça parait compliqué pour le jeune sénateur. Car il lui faut absolument gagner la primaire de l’Iowa dans deux jours, un état rural et blanc à 94 % .

Mais il a un atout : son charisme.

 

C’est ce qui nous a frappé quand nous l’avons suivi, Tristan Dessert, le cameraman de TF1 et moi, pendant une journée alors qu’il sillonnait l’Iowa. (voir la vidéo ci-dessous)

 C’était en Octobre dernier. Ce jour là, il tenait pas moins de trois meetings, dans trois villes différentes. En voiture, notre équipement dans le coffre, nous avons tenté de suivre sa caravane. Au compteur : près de 500 km dans la journée! A l’époque il se déplaçait dans un convoi d’une dizaine de voitures, car il était déjà sous protection du ‘Secret Service.’

 Sans note, une main dans la poche, le micro dans l’autre, à chaque meeting il a harangué la foule avec talent. D’abord des retraités dans une petite bourgade, puis des fermiers sous une grange, et enfin des étudiants sur un campus. A chaque fois, il a parlé pendant 45 minutes puis a répondu à une dizaine de questions. Aucun sujet n'a semblé le déstabiliser. Ses positions sur la guerre en Irak, sur l’Iran,  l’environnement, ou les retraites paraissent toutes tapées au coin du bon sens, tant il les explique avec clarté. Et Quand il n’est pas sûr de ses positions, il l’admet, et croyez moi, pour un homme politique, américain ou français, c’est assez rare !

A la fin de chaque meeting, il est resté un bon quart d'heure, à signer des autographes et prendre des photos.

 

Il sait aussi charmer les journalistes. A la sortie d’un de ses meetings, je brave l’interdit de son staff de campagne – qui m’avait défendu de lui poser des questions – en lui lançant « I’m a reporter for French TV.»  Avec son grand sourire, il me fixe et me répond « bonjour» du tac au tac. Nous avons pu l’interviewer - ce que nous n’avons encore jamais pu faire avec Hillary Clinton, qui refuse de parler aux medias étrangers.

Guillaume Debré

 

 

         

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Chris 02/11/2008 04:16

Il est appréciable de faire un feedback sur le début des primaires et donc au tout début de la course pour l'élection du 44ème président Américain et de découvrir Barack Obama comme un "simple" candidat face à Hilary super Favorite encore au mois de décembre 2007.

Bravo pour votre audace, gardez précieusement cette interview dans le musée des interviwews pour le cas où le simple candidat se transformerait en véritable 44ème président !!!

David B 21/03/2008 20:31

Salut Guillaume,
et bonjour  à l'équipe de journalistes ! Bravo pour ton audace auprès d'OBAMA !Ah la french Touch ! Ca marque les esprits !
J'espère que tout "roule" pour toi aus States, A bientôt !
Oui des français lisent les blogs d'infos aux USA !!!