Présentation

Bureau de Washington

L'équipe de TF1-LCI  Washington couvre l'actualité politique, économique, et sociale du continent Nord-Américain.


Les correspondants du bureau sont Gilles Bouleau et Guillaume Debré. 

 

Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 00:00

C’est la une du Time (ici), pourquoi pas Al Gore, candidat démocrate ? Elle est pas mal celle-là. On pensait que le débat était clos : l’ancien vice-président de Bill, récemment nobélisé, avait dit qu’il ne serait pas candidat pendant les primaires, il n’a pas fait campagne, fin de l’histoire.

 

Cette tribune dans le Time remet tout en cause. Ce n’est que de la politique fiction, un peu tirée par les cheveux mais plausible. Si le parti cherche à sortir par le haut de la guerre Clinton /Obama, il pourrait chercher le sauveur capable d’unir les partisans d’Hillary et de Barack.

Un sondage vient de faire trembler le parti démocrate. Si Obama est candidat, 20% des partisans d’Hillary déclarent qu’ils ne voteront pas démocrate. Et vice et versa, si c’est Hillary, 20% des partisans d’Obama préférerons ne pas voter ou voter républicain plutôt que d’adouber leur soeur ennemi.

  

Et c’est là qu’on se rend compte qu’à la convention démocrate, les délégués peuvent voter pour un autre candidat à la toute dernière minute. Ni Hillary ni Obama n’aura assez de délégués pour obtenir la majorité des voix, alors si les superdélégués (les cadres du parti, il y en 700 sur 4000 délégués) s’entendent pour voter blanc au premier tour, Al Gore peut se présenter dans un second temps, et s’il fait alliance avec Obama qui prendrait alors la place de vice-président, il peut remporter l’investiture.

 

Ca a peu de chance d’arriver mais rien que le fait que certains y pensent montre bien dans quel désarroi se trouve le parti démocrate qui avait tout pour gagner la prochaine élection et qui se torpille lui-même lors de ces primaires fratricides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Grange

 

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /2008 00:00

 C’était le 4 mars dernier et on vous a tous annoncés qu’Hillary avait remporté les primaires du Texas à 51% des suffrages. Ce n’est pas faux mais un chouia incomplet. Vous savez que dans chaque état, les démocrates votent soit lors de primaires (des élections à bulletin secret comme on en connait dans toutes les démocraties) soit lors de caucus (des réunions de démocrates qui votent en se déplaçant dans une salle), soit au Texas… les deux en même temps.

  

Au Texas donc, exclusivité du genre, deux tiers des délégués sont désignés par une primaire et le dernier tiers par des caucus, les démocrates peuvent donc voter deux fois mais au caucus, il ne reste plus que les militants les plus motivés.

 

Hillary a gagné la primaire de justesse et pour le caucus … on ne sait toujours pas ! En un mois, ils n’ont récupérer que 40% des votes et pour le moment, c’est Obama qui est en tête. Il suffit qu’il gagne à plus de 53% des voix, et hop, c’est lui qui gagne l’Etat du Texas. Alors pourquoi sont-ils si long à compter ? Parce que pour le moment, il gagne à 56% des suffrages (c’est ce que dit CNN ici).Si cela se confirme, ce serait lui qui obtiendrait le plus grand nombre de délégués au Texas et assez nettement. Obama accuse les pro-Clinton de trainer un peu les pieds localement pour faire parvenir les chiffres afin que leur candidate puisse encore profiter un peu de sa victoire provisoire. Un casse-tête de plus dans ce processus électoral où l’on a déjà beaucoup de mal à s’y retrouver.

 

 

Pierre Grange

 

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /2008 00:00

Nous rêvions déjà de sortir les maillots de bain et les lunettes de soleil pour couvrir la toute dernière primaire démocrate à …. Porto Rico, l’île des Caraïbes plus connue des touristes que des journalistes politiques. C’était prévu le 7 juin. Mais qu’est ce que l’on vient d’apprendre ? Les portoricains viennent de relire leur règlement, ils devaient organiser l’élection le premier dimanche de juin et ces étourdis ont pris un calendrier de 2009 pour fixer la date : en 2009, le premier dimanche de juin tombe bien le 7, cette année en revanche c’est le Premier. Donc on change tout. Porto Rico votera finalement le 1 donc juste avant le Montana et le Dakota du Sud qui ont choisi le mardi 3.

Le Montana et le Dakota du Sud, c’est certes sympathique mais ca ne fait pas rêver grand monde. C’est donc là, dans ces deux minuscules états qui étaient persuadés qu’en juin les jeux seraient faits depuis longtemps et qu’ils n’auraient même pas besoin d’aller voter, que va se terminer la lutte sans merci Clinton-Obama.

Et vous savez quoi, ce jour là, aucun des deux n’aura gagné. Ni Obama ni Clinton n’aura obtenu les 2000 délégués fatidiques. Obama sera toujours légèrement devant Hillary, la seule chose qui nous intéressera sera de savoir si l’écart s'est creusé ou non.

 

Revotera, revotera pas ?

Revenons un peu sur le casse-tête chinois du Michigan et de la Floride. Petit rappel sur les étapes passées pour ceux qui n’ont pas écouté. Cette année tous les Etats ont voulu voter plus tôt, pour voter avant les autres et faire entendre leur voix. Si bien que le parti démocrate a du un peu taper du poing sur la table pour que les Primaires ne commencent pas en 2007. Le parti a estimé que le Michigan et la Floride, qui avaient prévu de voter en janvier, avaient trop avancé leur date. Résultat, ils sont punis et puisque c’est comme ça, leur vote ne comptera pas. Les candidats n’y ont pas fait campagne mais les gens sont tout de même allés voter pour du beurre. Dans le Michigan, il n’y avait que des bulletins Hillary, elle a donc largement gagné. En Floride, il y avait des bulletins au nom de tous les démocrates et c’est encore Hillary qui a très largement gagné. On n’en parlait plus mais maintenant que chaque voix compte, on se dit que quand même, il faudrait réorganiser un scrutin. Le parti était d’accord pour l’organiser en juin. De mystérieux donateurs (tous des amis d’Hillary) se sont dit prêts à financer l’organisation au nom de la démocratie et de mystérieux avocats (des amis d’Obama) ont passé leur temps à trouver que au vue des statuts du parti, tout ca ne serait pas très légale. Ca fait des jours que tout le monde discute et cette affaire a l’air d’être au point mort. Les deux gros Etats ne voteront donc pas. Et Hillary s’en servira pour dire que si tout le monde s’était exprimé, elle serait devant à l’heure qu’il est.

Voilà. Je vous promets, j’ai simplifié au maximum. Ah si, encore une chose, Hillary vient de nous rappeler un petit détail technique : quand on élit un délégué pro Obama, on s’attend à ce qu’il vote Obama, mais ce délégué Obama n’est en rien obligé de voter Obama, s’il lui prend l’envie de changer d’avis le jour de la convention démocrate fin août, il peut très bien trahir tout le monde et mettre un bulletin Hillary. Quand aux 800 superdélégués non élus (les cadres du parti), même ceux qui se sont engagés à soutenir un candidat peuvent toujours changer d’avis. L’été portera conseil, les coups de fil aussi, les promesses de financement également. Ca nous promet de belles journées de politique politicienne.

Et demain je vous raconte pourquoi on ne sait toujours pas qui a remporté le Texas, qui a pourtant voté il y a près d’un mois.

Pierre Grange 

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 00:00

Cliquez vite sur cette vidéo, vous allez voir, une fois n’est pas coutume, une vidéo américaine en Français. On reproche en ce moment à John McCain d’avoir fait du lobbying pour Airbus au détriment de Boeing. Airbus vient de gagner un appel d’offre de l’US Air Force absolument démentiel : 100 tankers, des pompes à essence volantes qui ravitaillent les avions en vol, autrement dit 35 milliards de dollars. Jusqu’à présent l’armée américaine achetait des avions américains, dans ce cas-là, les Boeing 767 auraient très bien fait l’affaire. Ben oui mais non, car il y a eu un scandale dans l’attribution de ce marché. Deux responsables de Boeing sont derrière les barreaux pour tricherie. Du coup, l’US Air Force vient de refiler le marché à l'avionneur européen.

Aux USA, la pilule a un peu de mal à passer. Voilà que les Français, ennemis des Républicains qui ont lâché l'Amérique en Irak, vont maintenant se gaver avec ce marché juteux de l'armée des Etats-Unis, c'est un peu fort de café.

Et que découvre-t-on ? que le vice-président de l’équipe de campagne de McCain a fait du lobbying en son temps pour Airbus, enfin pour EADS. C’est le tollé, on reproche à McCain d’avoir favorisé la France au profit des Etats-Unis. Et voilà ce candidat qui n’a jamais caché son patriotisme voir sa francophobie obligé de se justifier. Il n’y est pour rien, hurle-t-il, il a juste réclamé à l’époque un examen équitable des candidatures de Boeing et Airbus.

 

 

 John McCain, transformé en Jean McCain, travaillant pour les intérêts de la France. Chez les Républicains, cela n’a évidemment rien d’un compliment.

Encore pire : les McCain Girls

 

Et comme on ne l’épargne pas en ce moment, voilà dans la même veine les McCain Girls. Il y a quelques mois, les Obama Girls avaient défrayé la chronique. De jeunes femmes avaient créé un clip à sa gloire et étaient devenues le symbole de la Obamamania. Voilà aujourd’hui, la version McCain , Le même style mais des interprètes beaucoup moins avenantes. 

 

 Vous voulez comparez ? Voilà la dernière version des Obama Girls.

 

 

 

Pierre Grange 

 

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /2008 00:00

La nomination républicaine en poche, McCain a pris des vacances. Direction... Bagdad! Mais il l’a dit, 'pas en tant que candidat à la présidentielle'. Il serait simplement venu y constater l'amélioration de la sécurité attribuée à l'envoi l’an dernier de 30.000 soldats supplémentaires. Rien de plus selon le candidat McCain. Pourtant il a grand besoin de retrouver le devant de la scène médiatique occupée par les candidats démocrates. Et ce rapidement, car il a fait du succès de la guerre en Irak son thème majeur de campagne. Du coup, il doit convaincre l'opinion américaine, lassée par la guerre en Irak que la stratégie américaine actuelle est en train de réussir. Ce qui prendra du temps. S'il échoue dans cette démarche, alors dit-il «je perds, je perds ». 

Pour gagner la présidentielle, McCain doit donc besoin exploiter à son profit l'amélioration de la situation en Irak. Si « Mac » continue de le refuter, ses critiques pourraient bientôt le comparer au vice-président Dick Cheney, connu pour nier les évidences. En fait, le seul moyen de s'expliquer pourquoi McCain cherche à mettre de la distance entre sa visite en Irak et sa candidature, c'est de le suspecter de vouloir se protéger de ... lui même. En effet, les declarations qu'il a fait lors de ses dernières visites ont bien failli couler sa campagne. 
 
Ainsi, en avril dernier, l'ex-aviateur de la marine fut accusé de manipuler l’opinion américaine sur l’état de la sécurité en Irak quand suite à la visite d’un marché irakien, il affirma qu’il était désormais parfaitement sûr de s’y promener. Sa déclaration suscita l’indignation générale car 79 personnes avaient péri dans un attentat sur ce même marché quelques semaines plus tôt et que quelques 100 soldats et trois hélicoptères assuraient alors sa protection. Non content de sa ‘balade de santé’ sur le marché de Shorja, McCain invité à un TV show fit en plus preuve d’un humour quelque peu douteux. Au présentateur de l'émission qui s'amusait de ses déclarations sur la sécurité en Irak, McCain dit qu'il lui avait rapporté un souvenir d’Irak. Le cadeau en question n’était rien d’autre qu’une mine ou une bombe artisanale. McCain voulait-il  par là dire qu'il avait rapporté la contre-vérité explosive de ses déclarations passées?

 Toujours est-il que pour sa huitième visite en Iraq, McCain n’a pas fait ‘d’éclats’. En revanche, le vice-président des Etats-Unis, Dick Cheney, qui était aussi dans la région a parlé de « revirement remarquable » pour décrire la sécurité en Irak alors précisément que le commandant en chef des forces américaines en Irak, le général Petraeus, a décidé de ralentir le processus de retrait des troupes américaines d’Irak parce que la situation sécuritaire « reste fragile » et que « les progrès politiques attendus n’ont pas eu lieu.» Mais rien à y faire, juste après avoir quitté l’Iraq, depuis Amman, McCain démontrait que s’il était élu, il serait mieux qu’un bouche-trou en déclarant que «tout le monde sait qu'Al-Qaeda se rend en Iran, y est entraîné, et revient en Irak. C'est bien connu». Pourvu que Sarkozy qui le rencontre cet après-midi à Paris ne lui propose pas son appuis pour attaquer l'Iran. Car là l'erreur est grosse.

 

Benoit Sarrade

mccainalqaedaetiran sélectionné dans Jeux Vidéo et Xbox
mccainalqaedaetiran sélectionné dans Jeux Vidéo et Xbox
mccainalqaedaetiran sélectionné dans Jeux Vidéo et Xbox

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /2008 00:00

Il est jeune, beau et grand. En plus, d'être charismatique, il est rapidement devenu une coqueluche de la politique américaine. Maintenant il est même adoubé par la plus célèbre femme au monde qui est aussi ...sa plus directe rivale dans la course à la nomination démocrate. Hillary l'a donc fait. Elle a relancé cours aux spéculations d'un ticket Clinton-Obama  Ce dernier qui a laissé courir l’affaire pendant une semaine a hier lors d'un meeting dans le Mississippi où des primaires démocrates ont lieu aujourd’hui essayé de ridiculiser la proposition de Mme Clinton.

 

 

 

Interrogée sur le dilemme de ces électeurs qui regrettent de ne pouvoir voter pour les deux candidats a la fois, Hillary a dit qu'un ticket Clinton-Obama pour les élections de novembre restait possible à condition de voter « d’abord pour elle ». En clair, si elle est  la nominée du parti démocrate, elle pourrait bien choisir Obama comme vice-président. Son époux, Bill a surenchéri ce samedi en déclarant qu’un ticket Clinton-Obama serait imbattable“. Loin d’en exacerber l’idée, Obama dénonce la stratégie d'Hillary. D’après Obama, Hillary cherche à profiter de ses victoires dans l’Ohio et le Texas pour donner l’illusion de forces qu'elle n'a pas afin de le pousser à des compromis désavantageux.

 

 

Pour s’en protéger, Obama a choisi l’offensive D’abord en ironisant sur l’incohérence des propos du camp Clinton. En 1992, quand Bill s'est vu proposer la vice-présidence, il aurait dit que « le plus important critère pour devenir vice-président est d’être prêt à remplacer le président». « C'était son critère » poursuit Obama, or l'équipe Clinton « ne cesse de répéter que je ne serais pas prêt au premier jour de ma présidence. Je ne comprends donc pas. Si je ne suis pas prêt pour être président, comment pourrai-je être un bon vice-président? ».

 

 

Ensuite, Obama justifie son refus de devenir le vice président de Hillary par la rationalité mathématique. 'J'ai gagné deux fois plus d’Etats que le sénateur Clinton, je la bats au vote populaire. J'ai plus de délégués qu’elle, donc j’ai du mal à comprendre comment une personne qui est en seconde position peut proposer d'être vice-président à celui qui est en tête'. Si j'étais en deuxième position, je pourrais comprendre. Mais là, je suis en première position', poursuit-il.

Finalement, il rappelle qu'il a toujours fait campagne pour être président pas vice-président.

 

Mais, en recentrant l’attention des medias sur le « dream ticket », Hillary a ouvert une brèche qui va obliger Obama à proposer un ticket au moins aussi populaire que celui d'Hillary. Ce pourrait être…le même. Evidemment avec un ordre inversé. Mais même en se plaçant président, on voit mal Obama accepter un ménage à trois avec les deux Clinton. En effet, les coups bas de l’ex-président dans cette campagne des primaires, lui ont plutôt donné envie de vomir sa "Bill"!

 

 

Benoit Sarrade


 

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 00:00

Il n'y que les Américains pour trouver une formule comme celle-là mais elle est assez parlante. Starbucks et Dunkin Donuts sont deux chaines de cafés américains présents sur tout le territoire. Les Starbucks sont plus chics - café raffiné du bout du monde pour les bobos et produits frais -, Dunkin Donuts c'est plus popu -café rallongé bon marché et gâteaux dégoulinant de sucre glace-. Et bien nos chers analystes américains ont trouvé que les aficionados du Starbucks ont tendance à voter Barack Obama, alors que ceux qui se contentent d'un jus de chaussette cheap de chez Dunkin Donuts se tournent vers Hillary Clinton.

 

C'est particulièrement flagrant au Texas, Hillary Clinton est arrivée en tête dans absolument toutes les circonscriptions de l'Etat, sauf en ville. Pour la carte détaillée c'est ici.

Barack Obama plait aux jeunes et aux électeurs cultivés. C'est une star sur les campus étudiants. Hillary Clinton attire le vote plus populaire, les personnes âgées, les ouvriers. Ceux qui ressentent dans leur vie les effets de la crise économique votent en majorité Hillary. Les Noirs se tournent tous vers Obama, les latinos vers Clinton. Voilà donc le parti démocrate totalement divisé.

 

Alors qu'en face, John McCain est grand vainqueur, définitivement, il va regarder le parti démocrate se déchirer sous ses yeux. Personne ne sait jusqu'où cette aventure va les mener. Pendant des semaines, voire des mois, les deux camps démocrates vont se crêper le chignon sur le thème. « Elle est ringarde » ou « il est incompétent ». Un duel sans fin et peut-être destructeur.

Pierre Grange

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 00:00

Hillary Clinton joue son avenir électoral mardi soir dans l’Ohio et au Texas. Barack Obama lui aimerait bien lui assener une droite-gauche politique qui la mettrai une fois pour toute à terre.


Et ce combat se joue une nouvelle fois sur un ring un peu particulier : les écrans de télévision. Depuis deux semaines, les électeurs sont bombardés de publicités politiques : 30,000 spots ont déjà été diffusé dans les deux états.  Hillary, jouant sur la peur des familles américaines, accuse de manière insidieuse son rival de 46 ans à ne pas être prêt pour gérer une crise internationale. (voir la vidéo) Une voix off raconte:

 

 «  il est 3heures du matin et vos enfants sont au lit. Mais il y a un téléphone qui sonne à la Maison Blanche. Quelque chose se passe dans le monde. Votre voix va décider qui va répondre à ce téléphone, un candidat qui connait les chefs d’état du monde entier et qui connait notre armée, quelqu’un qui est prêt à diriger notre pays dans un monde dangereux. Il est 3 heures du matin et vos enfants sont au lit. Qui voulez vous qui réponde au téléphone ? »

 La réponse d’Obama ne s'est pas fait attendre. Quelques heures plus tard, son camp diffuse une publicité parodiant le spot de Clinton, dans lequel il accuse Hillary de ne pas avoir l'intégrité nécessaire pour être présidente : la preuve elle a autorisé l’invasion de l’Irak en 2002. (voir la vidéo)

Une guéguerre d’images qui est loin d’être gratuite : les deux camps ont déjà dépensé la bagatelle de 25 millions de dollars en spots publicitaires dans ces deux états…..et croyez moi, c’est loin d’être fini.

 

 

 

Guillaume Debré

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 00:00

notre correspondant Guillaume Debré sur l'enjeu pour Hillary Clinton des primaires du Texas et de l'Ohio.

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /2008 00:00

Dans un couple moderne, on se partage les tâches. Et les Clinton sont un couple moderne : quand Hillary fait campagne au Texas, Bill se charge de l’Ohio. Un travail d’équipe qui n’est pas superflu : mardi prochain, la candidate jouera à quitte ou double dans ces deux gros états; si elle ne les gagne pas, ses chances de nominations disparaissent presque totalement.

Lundi nous avons suivi Bill Clinton, qui sillonnait les routes de l’Ohio pour convaincre les démocrates hésitants à voter pour son épouse. “Tenter de suivre” serait d’ailleurs plus juste : l’ancien président a donné cinq meetings dans la journée, enchaînant les discours et les kilomètres. Lui se déplace en convoi escorté par les services secrets; ne bénéficiant pas de telles faveurs, nous avions un peu de mal à suivre son rythme. Et pour tenter d’obtenir une déclaration (que nous n'avons pas eu), notre seul espoir était de l’attendre sur le parking avant qu’il ne reparte vers sa prochaine étape.

Des étapes d’ailleurs à la limite du folklorique : Chillicothe, Portsmouth, Athens... Des villes ne dépassant guère les 20 000 habitants, perdues au milieu des champs. Est-ce le signe que les Clinton ont désespérément besoin de voix ? Sur scène, Bill Clinton a un énorme charisme et un sens politique évident. Normal pour un ex-président. Il sait, de manière simple et convaincante, expliquer des problèmes complexes (la dette extérieure, l’assurance maladie...) et présenter ses solutions et son programme. Pardon : le programme d’Hillary. A voir le plaisir qu’il prend à monter sur le podium et à faire campagne, on se dit en effet que Bill n’a qu’un seul problème : ce n’est pas lui le candidat. Et il semble le regretter.

Dans ses meetings, il évoque d’ailleurs avec humour les joies d’être président : “on joue de la musique dès que vous entrez dans une pièce, vous évitez les embouteillages de Washington, et votre avion est tellement cool qu’ils en ont fait un film.” Pour Bill, c’était le bon vieux temps. Après avoir quitté la Maison blanche, il semblait s’ennuyer; la campagne d’Hillary lui donne une seconde jeunesse. Les électeurs ne sont pas dupes : même si Bill Clinton reste un ancien président très populaire, tous ne souhaitent pas le voir de retour aux affaires, même par alliance. Et la rhétorique du changement de Barack Obama rencontre un écho d’autant plus favorable qu’il apparaît évident que les Clinton sont de l’histoire (presque) ancienne.

Tristan Dessert

Par blog-elections-americaines-tf1 - Publié dans : blog-elections-americaines-tf1
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Over-Blog


Blog hébérgé par :


Annuaire des blogs d'Over-Blog – Créer un blog gratuit

Rechercher

 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus