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Bureau de Washington

L'équipe de TF1-LCI  Washington couvre l'actualité politique, économique, et sociale du continent Nord-Américain.


Les correspondants du bureau sont Gilles Bouleau et Guillaume Debré. 

 

Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /2008 18:20
Des supporters de McCain cherchent à exploiter la réaction d'Obama sur le conflit entre la Russie et la Géorgie en montrant qu'il a été hésitant et trop prudent lors de son premier point presse sur le sujet, appelant simplement les deux parties à la retenue. Leur but est de convaincre les électeurs américains que John McCain est le seul à avoir les qualités pour être commandant en chef, car selon eux, seul à offrir une position claire sur les sujets "chauds" et ainsi, seul susceptible d'obtenir des résultats.
Sur ce dossier, McCain a condamné sans ambages la Russie et a apporté tout son soutien au président géorgien Mikhail Sakaachvili, lequel l'a immédiatement fait savoir à sa population comme le  montre la vidéo.


 



                                                                                                                                          Benoît Sarrade
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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 04:44
La Obama et la McCain girls organisent leurs propres Jeux olympiques. Pour toute la compétition la tenue exigée, c'est mini-short ou maillot deux pièces. Quant aux épreuves, après avoir marché sur l'eau pour convaincre les électeurs évangéliques que son candidat peut faire des miracles, les filles tirent à la corde pour mettre dans leur camp les électeurs encore indécis.







                                                                                                               Benoît Sarrade
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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /2008 17:32



Contrairement aux Français, les Am éricains font peu mystère du candidat pour qui ils voteront. La norme ici est plutôt de dire à quel  parti on s'identifie et pour qui on va voter. C'est pourquoi comme lors des élections précédentes de nombreux Américains ont planté dans leurs jardins des pancartes supportant leur favori.
A vue d'oeil, celles pour Obama sont plus nombreuses que celles soutenant McCain. En revanche, on trouve encore à l'arrière de certaines voitures des auto-collants pour le "couple" Bush-Cheney pour l'élection présidentielle de 2004. 
 

Cette propension des Américains à partager leurs convictions politiques est une des raisons qui rend possible les concours lancés en juin par le parti républicain et le parti démocrate. Pour soutenir leur candidat respectif, l'organisation de chaque parti encourage les citoyens à réaliser des courts métrages afin d'expliquer en moins de 2 minutes pourquoi ils se sentent démocrate ou républicain. Le réalisateur de la meilleur vidéo dans chaque camp sera invité à la convention de son parti où sera diffusée sa vidéo.

Coté démocrate, la vidéo retenue ci-dessous a pour acteur principal un très jeune garçon qui nous introduit dans ce que serait l'Amérique de John McCain d'après ses parents. Quant aux républicains, la vidéo est moins originale mais présente de manière non-équivoque les positions de son auteur.






                                                                                                      B.S.
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 20:29

 

Jamais un candidat n'a été autant protégé que Barack Obama. Un an avant son adversaire John McCain, il a été entouré de gardes du corps.
 

Depuis, même si à chacune de ses apparitions, un important dispositif de sécurité contrôle tout et tout le monde, les menaces contre Obama persistent. Sur internet on trouve même des centaines d’articles qui décrivent les conditions dans lesquelles pourraient avoir lieu son assassinat. Tous les scénarios sont envisagés; tentative d’assassinat organisée par un groupe islamiste, tentative menée par un groupe raciste, et même tentative exécutée par des membres de Blackwater (société militaire américaine accusée du meurtre de civils irakiens).

 

La population américaine est très consciente des menaces qui pèsent sur Obama. En mars 2008, 59% (dont 83 pourcents d'Afro-Américains) des Américains disaient redouter qu’il soit assassiné. Depuis un groupe de supporters d'Obama s'est même constitué pour le dissuader de participer aux élections car ses membres pensent que cela augmente ses risques d'être assassiné. La vidéo ci-dessous bien que hautement suggestive fait monter l'angoisse en spéculant sur les conséquences qu'auraient pour l'Amérique un tel assassinat.



                                                       Benoit Sarrade 


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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /2008 08:05
C'est un peu la question que John McCain cherche à poser à l'électorat américain.  Sa nouvelle publicité télévisée, intitulée celeb compare implicitement Obama à Paris Hilton et Britney Spears. Le spot s'ouvre sur des images de l'immense foule qui acclama Obama à Berlin. Une jeune voix féminine raconte alors qu'il «est la plus grande célébrité au monde». Tout d'un coup apparaissent des images de Britney Spears et Paris Hilton. La jeune voix reprend alors «Mais, est-il prêt à prendre les commandes?».

Avec cette pub, l'équipe de McCain cherche à dresser un contraste clair entre les deux candidats. Il y a d'une part, Obama, la "nouvelle" star qui parade sur les podiums du monde entier comme une personnalité 'Hollywood, et d'autre part John McCain, héros devant l'éternel, qui se bat pour rendre à l'Amérique son prestige.

 


Le ton de cette publicité confirme une différence prouvée entre les candidats. Une étude de l'université du Wisconsin montre que 90 % des spots d'Obama sont positifs contre seulement deux tiers de ceux de McCain. Plus de 30% des spots de ce dernier sont ainsi qualifiés de négatifs car destinés à attaquer Obama. 
 
Le New York Times explique que la récurrence de ces spots agressifs n'est pas un hasard. Plus ils attaquent Obama, plus ils permettent à McCain de faire campagne...gratuitement. Le célèbre quotidien new-yorkais explique que consciente de l'ultra popularité d'Obama, l'équipe de John McCain a décidé de l'exploiter au profit de son champion. Comme tout ce qui touche à Obama a valeur de news, tout spot qui dénigre Obama est alors diffusé gratuitement à l'échelon national par les journaux télévisés américains. Non seulement la popularité d'Obama permet à McCain d'économiser des fonds mais en plus elle l'incite à multiplier ses critiques contre son adversaire. 

 
Avec son dernier spot dénonçant la "starisation" Obama, la stratégie de McCain a rempli ses objectifs. La vidéo a été diffusée gratuitement par les principales chaînes d'information américaines. En plus, les télés ont reçu des invités pour débattre de sa pertinence. 
                                                                                                                                                                                                                                                                              Benoît Sarrade
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /2008 08:53
                                                   

Né d'un mariage mixte dans une Amérique ségrégationniste


Les parents d'Obama se sont rencontrés sur l'île d'Hawaii en 1957. L'idylle n'aura duré que quelques années. Avant cela, le père d'Obama, fils d'un guérisseur, grandi au Kenya. Eduqué dans la religion musulmane, il ne deviendra jamais croyant. Brillant étudiant, il part étudier à Hawaii grâce à une bourse destinée à former les élites futures du Kenya.

Peu après son arrivée sur l'île, il s'éprend de Stanley Ann Duham, une étudiante blanche en anthropologie, de 5 ans sa cadette.
 
Ann est originaire du Kansas. Elle est la descendante de Jefferson Davis, le président des Etats confédérés d'Amérique. Malgré cette héritage, et le fait que l'Amérique soit encore ségrégationniste, les parents d'Ann font preuve de tolérance, ce qui permet au couple de se marier en 1960. A cette date, Hawaï, terre de rencontre entre l'Asie et l'Amérique est plus avancée sur la question raciale que le reste de l'Amérique. Néanmoins  Barack Obama junior dans son autobiographie, Les rêves de mon père, raconte que même à Hawaï la tolérante, ni lui, ni son père, n'ont complètement échappé aux actes de racisme.

Barack Obama est né en août 1961, un an après le mariage de ses parents.


                                                                                                 



Une enfance faite de voyages et d'absences



Alors qu'une université de New-York propose au père d'Obama un statut qui lui permettrait de prendre en charge sa famille, ce dernier décide de partir seul étudier l'économie à Harvard. L'histoire entre les parents de Barack Obama s'arrête là. Ils divorcent en 1963. Barack n'a alors que deux ans. Il ne reverra qu'une fois son père lors d'une brève rencontre dans un aéroport à l'âge de dix ans. Car après avoir obtenu son diplôme d'Harvard, le père d’Obama rentre au Kenya, où après être devenu un homme en vue du gouvernement kenyan, sombre petit à petit dans la misère et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982. C'est par un coup de fil d'un cousin éloigné du Kenya que Barack apprend sa mort.


Rapidement, sa mère refait sa vie avec un étudiant indonésien et les jeunes mariés partent vivre à Djakarta. Le petit Barack est de l'aventure. Il vivra en Indonésie entre l'âge de 6 et 10 ans. Au jour de son arrivée sur l'île de Java, Barack reçoit un cadeau de son beau-père: Tata, un singe. Dans le jardin de leur maison, Barack apprend  aussi à vivre avec les crocodiles. La vie en Indonésie lui plaît et rapidement il se fait aux us de son nouveau pays. Après 6 mois, Barack parle déjà indonésien. 

 
Ses relations avec son beau-père sont très bonnes. Pourtant, sa mère décide de le renvoyer vers Honolulu pour explique-t-elle lui assurait une meilleur scolarité. Ses grands-parents maternels aux ressources modestes s'occupent désormais de son éducation. Mais Barack vit mal son retour au pays. Dans son autobiographie, il parle d’une adolescence torturée. Celle d'un enfant métis qui vit dans un monde de blancs. Celle d'un enfant qui ne connaît pas son père ou seulement à travers les récits de ses grands-parents. Barack cherche un sens à sa vie...  
 
 
Harvard, Dieu et les drogues
                                                                                                                                                                 
Le lycée terminé, il part étudier en Californie. Puis à New York, à la prestigieuse Columbia University. Pendant ses années, il s'essaie aux drogues (marijuana, cocaïne).

Une fois son diplôme de science politique en poche, il part pour Chicago, où il commence sa carrière professionnelle. D'abord dans la finance, puis en tant qu'animateur social dans un quartier noir défavorisé du sud de la ville. Son job consiste à aider la population locale à se loger dans des locaux salubres et à aider les résidents à lutter contre la délinquance juvénile. 
                                                                                                                 Pendant ces années où il aide les autres, Obama devient un croyant. Elevé par sa mère dans la connaissance des religions mais dans le culte d'aucune, il se rapproche de l'Eglise unie du Christ et finalement se convertit au christianisme.


En 1988, il part de Chicago pour compléter ses études à la prestigieuse Université de droit d'Harvard. Il devient le premier noir rédacteur en chef de la revue Harvard Law Review. Après avoir obtenu son doctorat de droit avec la mention bien, il retourne à Chicago pour enseigner le droit constitu tionnel. Entre ses classes, il travaille pour un cabinet d'avocats spécialisé dans la défense des droits civiques. Barack s'intéresse particulièrement aux dossiers relatifs à la discrimination raciale. Dans ces bureaux où il n'est qu'un interne, il rencontre sa future épouse, Michelle Robinson, une brillante avocate, issue comme lui, d'Harvard. Mariés en 1991, le couple à depuis eu deux ravissantes filles, Malia et Natasha. 

Une ascension politique fulgurante

Quand il rencontre Michelle, celle-ci est une figure montante du Parti démocrate local. Lui est un parfait...inconnu. A cette époque, il n'a réellement milité qu'une fois; pour l'élection en 92 de... Bill Clinton. Proche du maire de Chicago, Michelle l'introduit dans les milieux politiques. Et c'est elle, qui va réellement propulser sa carrière politique au début des années 90.

En 1996, un an après le décès de sa mère, Barack Obama se fait élire sénateur de l'État de l'Illinois. Pendant ses années de sénateur au plan local, il défend des projets progressistes tels que l'amélioration des droits des gays et des lesbiennes, l'extension de la couverture maladie ou encore l'augmentation de l'aide à la lutte contre le SIDA.

En 2002, il se fait connaître sur la scène nationale. Il est l'un des rares hommes politiqu es américains à se prononcer contre la guerre en Irak. En juillet 2004 alors qu'il n'est pas encore sénateur des Etats-Unis, il fait admirer ses talents d'orateur à la Convention de Boston où il fait l'apologie du rêve américain. Trois mois plus tard,  c'est avec une majorité écrasante, qu'il devient sénateur des Etats-Unis (sa fonction encore aujourd'hui).

Seul afro-américain à siéger actuellement au Sénat, il n'est que le cinquième de l'histoire des Etats-Unis. Le 9 février 2007, à seulement 45 ans, il déclare sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle a méricaine de 2008. Seize mois plus tard, il devient le premier nominé noir d'un grand parti américain. Et dans moins de quatre mois maintenant, il espère devenir le premier président noir d'un Etat occidental.

En mai 2008, le Time classe Barack Obama troisième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde


                                                   Benoît Sarrade



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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 17:24
 
"Merci beaucoup"
 
Pour Obama, tout immigré aux Etats-Unis doit apprendre l'anglais. Rien de neuf par rapport à la position des républicains. Sauf qu'Obama veut aussi que les Américains fassent l'effort d'apprendre l'espagnol. La raison explique-t-il, c'est que «c'est gênant, quand les Européens viennent ici, ils parlent tous anglais, français, allemand...Et quand nous -Américains- nous allons en Europe, tout ce que nous savons dire, c' est...merci beaucoup.» (vidéo)

 


Le débat sur les langues aux Etats-Unis

A des fins politiques bien sur, l’équipe de John McCain semble avoir retenu la leçon d'Obama. Des spots dans la langue de Cervantes commencent à être diffusés en Floride.
 
Beaucoup de démocrates pensent qu'Obama a raison de remettre en cause le modèle du tout pour l'anglais dans un contexte international qui requiert d'être au moins bilingue. En revanche, de nombreux républicains rappellent que la langue internationale, c'est l'anglais et que donc pour un Américain, l'anglais suffit. Ce type de réaction témoigne de la vigueur du débat identitaire aux Etats-Unis qui participe de la formation des identités politiques. Comme certaines projections montre que la parité entre le nombre d'hispanophones et d'anglophones aux Etats-Unis sera atteinte autour de 2050, ce débat ne fait que commencer.
 
Obama est aussi accusé de privilégier des "politiques élitistes". Quelqu'un qui cumule deux à trois "jobs" par jour n'a pas envie pendant ses heures de repos d'apprendre le français, explique des opposants au programme linguistique d'Obama. En réponse, le sénateur dit que "Nous devrions vouloir que nos enfants sachent plus que nous, qu'ils aient plus de compétences. Et je suis bien placé pour le dire car je ne parle pas de langue étrangère. Et c'est gênant."
 
Obama a appris l'indonésien
 
En fait, s'il ne parle ni français, ni espagnol, Obama parle indonésien. Dans son premier livre "Dreams of my father", il explique même l'avoir appris en 6 mois. C'est quand il avait 6 ans, qu'on le surnommait alors Barry et qu'il vivait à Jakarta. En plus de l'apprentissage de la langue, son expérience en Indonésie dont la devise nationale est "l'unité dans la diversité" l'a beaucoup inspiré. Tout comme ses détracteurs qui y ont trouvé un moyen pour relayer de fausses informations sur le candidat. Selon Daniel Sibony, écrivain et psychanalyste, Barack Obama a reçu en Indonésie une «éducation islamique» dans une madrasa avant de se «convertir» au christianisme et que ce «fond infantile intégriste» le rendra «plus complice» du «fondamentalisme» musulman.
 
Ces calomnies destinées à détourner des électeurs du jeune sénateur dans un pays où l'Islam reste mal connu ne mériterait pas d'être mentionnées. Mais comme 12% des Américains continuent de croire qu'Obama est musulman, cette fausse rumeur risque bien de peser sur le résultat des élections.


 

                                                                      Benoit Sarrade
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /2008 17:18

Aux Etats-Unis, en dehors du foot, des arts, et de la gastronomie, la France n'est pas vraiment prise au sérieux . Et si l'on parle politique publique française avec un américain, c'est encore pire. La France est alors décrite comme un pays où l'on aime perdre son temps et son argent.
 
D'abord parce que des impôts élevés y financeraient un Etat centralisé, jugé anachronique et incapable de se réformer. Même constat, si l'on parle santé publique. Outre-Atlantique, malgré Sicko, le film de Michael Moore, le système d'assurance-maladie à la française est perçu comme figé et inefficace. Un récent sondage du International Herald Tribune et de France 24 portant sur les systèmes de santé à travers le monde montre pourtant que les Français sont moins critiques de leur système de santé que les Américains. Parmi les Européens, ils sont même les plus satisfaits. 38% d'entre nous estiment en effet que notre système de santé fonctionne bien et ne nécessiterait que des aménagements mineurs. C'est donc qu'il doit y avoir du bon dans ce fichu système français. C'est peut-être ce qui a dû passer par la tête de Barack Obama qui lors d'un rally présenta notre système en modèle.
peut-être
 
"En matière de santé publique, on dépense plus que les autres pays, et l'écart est en fait substantiel. On dépense 50 % de plus que la France...qui a une couverture universelle...et où le docteur vient chez vous à trois heures du matin pour vous soigner, et tout cela gratuitement. Voilà, bien sûr, ils paient plus d'impôts que nous, mais au moins eux, ils ont un système de santé efficace, qui insiste sur la prévention et permet de faire des économies à long terme...On va améliorer notre système de santé publique et j'ai fait des propositions en ce sens...vous pouvez les trouver sur mon site internet BarackObama.com"


En revanche, quand McCain fait de la France son modèle, c'est d'abord pour faire rire son audience. Mais pas uniquement. C'est aussi une technique pour faire admettre aux Républicains des vérités qu'ils répugnent à entendre. En l'occurrence, il voulait mettre l'accent sur une politique chère à sa campagne: le développement de l'énergie nucléaire aux Etats-Unis. Après avoir implicitement reconnu que la France ,dont "80 % de son électricité provient du nucléaire", est plus avancée sur ce plan que les Américains, il ironisa la chose, en disant que "c'est bien connu... ce sont toujours les Américains qui imitent les Français. "("As you know we always imitate the French"... (vidéo 2) McCain conclut en rappelant que depuis l'élection de Sarkozy, le président français est pro-américain, ce qui prouve bien que "si on vit assez longtemps, tout peut arriver". 



                                                                    Benoît Sarrade
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /2008 06:05

 

 Avant de s’envoler pour un mini-tour du monde en 6 jours, Barack Obama a fait le plein…d’argent. Dans un email adressé ce matin aux supporters d’Obama, son directeur de campagne, David Plouffe annonçait qu’ «au mois de juin, des sympathisants comme vous ont aidé [Barack Obama] à récolter 52 millions de dollars. »



Pour les mauvaises langues, c’est Hillary qui va être contente compte tenu qu’Obama s’est engagé à l’aider à rembourser une partie de ses dettes de campagne. Sauf que légalement Obama ne peut pas reverser directement à son ex-rivale une grosse somme provenant de ses fonds de campagne. Il doit convaincre ses donateurs de faire directement un geste pour H illary Clinton. Et jusqu'à maintenant, l’opération n’a pas très bien fonctionné.

 Avec cette somme de 52 millions, Barack dépasse de loin son propre record et récolte près de deux fois et demie ce que McCain a recueilli pendant la même période qui correspond pourtant au meilleur score du candidat républicain depuis le début de la campagne. Néanmoins, si on combine les 22 millions de McCain aux fonds mis à sa disposition par son parti alors ce dernier reprend la tête. En effet, avec les fonds du parti démocrate, Obama dispose seulement de 92,3 millions de dollars contre 95 pour McCain.

 

Peut-être plus important pour M. Obama qui en juin a dédit son engagement de financer sa campagne présidentielle sur fonds publics, c'est qu'avec ce chiffre, il fait mentir ceux qui lui promettait après ce volte face une diminution du rythme des donations des petits contributeurs. Le courriel de Plouffe précise en effet que « des centaines de milliers de gens ordinaires ont contribué à bâtir notre campagne pour le changement…et la contribution moyenne est juste de 68 dollars.»  A coté de ces « gens ordinaires », on trouve des contributeurs moins anonymes comme Magic Johnson ou George Clooney.



Si vous faites partie des 70 % d’Européens qui voteraient pour Obama s'ils avaient la nationalité Américaine, vous ne pourrez néanmoins pas contribuer à sa campagne. Seul l’argent provenant des citoyens américains est accepté. C'est la loi...En revanche, vous pourrez toujours acheter des T-shirt ET autres badges à l’effigie d’Obama lors de sa visite à Berlin, Paris et Londres. Bon shopping.

                                                                        
                                                             Benoît Sarrade


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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /2008 03:56
Entre les petites phrases assassines et deux polémiques de campagne, le New Yorker Magazine nous offre la une du jour. Une caricature d'Obama en djellaba saluant sa femme Michelle, portant une kalachnikov en bandoulière dans le bureau ovale pendant que le drapeau américain brûle dans la cheminée. Jugée de "mauvais goût et offensante" par l'équipe de campagne du candidat démocrate, l’auteur de la caricature, Barry Blitt, explique pourtant avoir représenté le couple ainsi, afin de satiriser la "campagne de peur et de désinformation" menée contre le sénateur de l’Illinois.
 
C’est en effet que les rumeurs sur Obama vont bon train ici. Ses moindres faits et gestes sont minutieusement décryptés. Par exemple, la caricature représente les deux époux se saluant d’une manière spéciale.  Ils font ce qu’on appelle aux Etats-Unis, un fist bump et que décrit la vidéo ci-dessous.



Ce geste, ce poing contre poing entre les deux époux a déjà plutôt dans la campagne fait l'objet de toutes les critiques. La nuit où Obama remporta la nomination, le 3 juin dernier, au moment d'aller délivrer son discours victorieux, il croisa sur scène, sa femme, Michelle qui venait de l'introduire. Et là scandale! Après plus de 20 semaines de primaires, dans cette nuit criblée pour eux d'étoiles, Barack et Michelle échangèrent un fist bump.                                                                                                      Ce qui semblait pour beaucoup être un symbole de victoire et d'intimité devint pour une journaliste de la chaîne Fox news l'équivalent d'un signe utilisé par les terroristes pour lancer un message. De "bien joué mon amour", ce geste amical très utilisé par les sportifs et les rappeurs mais inconnu des politiques devint pour certains, une menace contre la sécurité intérieure des Etats-Unis. (voir vidéo 2)


 
Plutôt que d'essayer de se justifier, l'audacieuse Mme Obama ridiculisa la journaliste de Fox à sa suivante apparition télévisée en demandant à toutes les personnes présentes sur le plateau, d'échanger avec elle le geste du crime, un fist bump. (voir vidéo ci-dessous)

 


Nos gestes, sont souvent l'empreinte de nos émotions - joie, peur, colère. Ils parlent souvent pour nous. Dans la campagne américaine, ils sont aussi devenus une stratègie politique pour affaiblir Obama. Tout d'un coup, l'Amérique n'est plus seulement le pays du "tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous" mais aussi celui du "tout geste que vous ferez pourra être retenu contre vous".
 
Et comme les rumeurs sur Obama ne limitent pas à son langage corporel, ce dernier a récemment décidé de se protéger en lançant
un site Internet visant à déjouer toute calomnie le concernant.

                                                   Benoît Sarrade





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